Protection de la vie privée
Dernière modification le 22 juillet 2024
L’article 16 de la Convention des Droits de l'Enfant protège la vie privée de l’enfant, qui comprend la vie de famille, la correspondance et le domicile. Ce droit s’adresse tout d’abord aux autorités, qui n’ont pas le droit d’intervenir dans ces domaines sans raison valable.
La loi peut également limiter le droit à la vie privée des mineurs, par exemple par l’interdiction des relations sexuelles avant la majorité sexuelle.
Concrètement, la protection de la vie privée signifie :
Qu’en cas de séparation, tout·e enfant séparé·e de ses parents a le droit d’entretenir des relations avec les deux (sauf en cas de danger par exemple).
Que l’utilisation des smartphones est incluse dans la notion de « correspondance », ce qui signifie que leur contenu est privé et qu’il ne peut pas être surveillé.
Il peut être nécessaire de protéger l’enfant contre différentes formes d’abus (phishing, nudes, harcèlement, etc.), et dans ces cas, les parents et les autorités doivent pouvoir accéder au contenu du téléphone.
C’est également le cas si l’enfant est lui-même auteur d’abus.
Il en va de même pour un ordinateur ou une tablette.
Que la chambre est souvent le seul endroit propre à l’enfant, et qu’elle correspond en quelque-sorte à son domicile.
Progressivement, la chambre devient un lieu privé dans lequel les adultes doivent respecter l’intimité de l’enfant.
Ici aussi, il y a une question d’équilibre : on peut venir dans ta chambre passer l’aspirateur, mais on ne peut pas la fouiller pour lire ton journal intime, par exemple.
Que les tatouages et les piercing sont aussi des questions de la vie privée.
Rien n’interdit à un·e mineur de se faire un piercing ou un tatouage, mais une autorisation parentale est généralement demandée par le tatoueur.
Il faut rendre attentif le·la jeune aux questions d’hygiène et au caractère définitif et parfois préjudiciable d’un tatouage (notamment pour la vie professionnelle).
Articles en lien
voir plusLes droits de l’enfant c’est quoi ?
La Convention des Droits de l’Enfant (CDE) est entrée en vigueur en Suisse le 26 mars 1997. C’est un texte juridique qui fait partie du droit suisse, mais tous ses articles n’ont …
Les droits de l’enfant et « avoir le droit »
Il n’est pas toujours facile de comprendre quand et comment les droits de l’enfant peuvent être utilisés. On entend parfois que donner des droits aux enfants, c’est faire des enfa…
Le droit à la participation
Le droit à la participation est probablement le droit le plus important de la Convention des Droits de l'Enfant (CDE), pour plusieurs raisons : Le fait que la CDE garantisse à l’e…
Le droit à la participation au quotidien
Participer, c’est être actif, c’est avoir la possibilité d’influencer une décision et de partager ses besoins, ses émotions, ses envies. Il faut se rappeler qu’il n’y a pas si lon…
Le sharenting, c’est légal ?
Le sharenting, c’est une contraction de sharing (anglais to share) qui veut dire partager et de parenting qui veut dire parentalité. Il s’agit du partage par les parents de photos…
Questions sur ce thème
voir plusUne fille à l'école dit des choses sur mon copain
hello hello em gros ça fait entre 2 et 3 mois que je suis avec mon copain vrmt un mec super et je ne doutes pas du tout de lui mais juste il y a une fille à l école elle aime tro…
Tout le monde annule et je me retrouve seul·e, que faire ?
À chaque fois que j’organise des trucs, tout mon entourage annule, demain, je vais à une convention. De base, deux de mes amies étaient partantes, elles ont annulé, une je compr…
On remarque que je crush sur elle, c'est normal ?
Je vous avait déjà écrit une question il y’a plus d’une semaine sur la situation que j’avais avec ma crush et tout ca. Maintenant je vous fait une update . Donc ce que je vous av…